Console en bois
Réalisation et reportage de GUS
Pendant les longues soirées d’hivers; pour ne pas s’ennuyer, on pense à la prochaine saison, à ce que l’on fera (Bretagne ou Corse ?), à ce qu’on va acheter (Un nouveau bateau? Un GPS ? Un drapeau ?) ou, peut-être, on prend papier et crayon et on ébauche le projet d’une console.
C’est ce que je viens de faire. Dans mon 380 la “traverse” qui, l’été dernier, soutenait la crémaillère et le volant était assez peu pratique, je devais l’enjamber chaque fois que je voulais aller à l’avant ou bien ouvrir la glacière.
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L’été dernier Une crémaillère trop longue Je l’avais installée parce que: 1) coût zéro, j’avais déjà la traverse et la crémaillère (ce qui restait, comme aussi le volant, du Pirelli LAROS que j’avais acheté en 1970) et 2) je n’avais pas encore trouvé une solution satisfaisante pour cacher les 54 cm de la crémaillère. |
Mais maintenant je devais absolument trouver une solution acceptable tout en utilisant la vieille crémaillère (les nouvelles coûtent cher) même si je devais renoncer à la traverse en INOX.
Les premières décisions à prendre:
1) la position de la console dans le bateau,
2) les matériaux à utiliser.
La position: de préférence un peu à droite (officiellement pour balancer le couple du moteur, mais aussi pour laisser de la place à gauche, un 380 n’est pas très large) et le plus à l’avant possible, comme c’était les cas l’été dernier, quand j’utilisais un vieux Johnson 33 CV 2 T (année 1969) qui pèse environ 60 kg (peut-être plus) mais je me suis fort amusé à me balader tout au long des côtes du Var.
Il était tout à fait impossible conduire à barre franche avec tout ce poids à l’arrière, mon poids s’ajoutant à celui du moteur, et j’avais du installer les commandes le plus à l’avant possible.
A noter qu’en 2003 j’avais utilisé un 6 CV 2 T, mais je ne suis jamais arrivé à faire planer le bateau, seulement à le faire cabrer.
Conclusion: le plus à l’avant possible, aussi en prévision de mettre à la retraite le 33 pour le remplacer avec un 4 T tout neuf, seulement 15 CV (ou bien il serait trop lourd, un 25 CV-E pèse dans les 90 kg !), avec démarrage électrique !
Les matériaux: évidemment du contreplaqué marin et des liteaux, plus visserie et boulonnerie en bronze et en INOX.
Avec le contreplaqué j’ai assez d’expérience, j’ai fait des placards à la maison, et ensuite je veux une console complètement démontable, c’est à dire facile à, éventuellement, modifier.
L’expérience m’a appris que la colle est bonne seulement pour ce qui est définitif !

Conduite avancée La console presque terminée. A noter les boulons de fixation

Quand j’avais acheté le 380 (occasion) j’avais trouvé deux écrous, diamètre 8 mm, noyées dans le plancher. Pour éviter d’avoir à faire d’autres trous (dans le plancher) j’ai pensé fixer à celui-ci une sorte de “table” en contreplaqué (épaisseur 25 mm) où j’allais pouvoir fixer tout le reste.
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La “table”, avec les réservoirs, et le banc Le “C” est peint en blanc
A l’avant la table est tenue par une espèce de “C” tourné vers le bas et fixé au caisson de l’ancre avec deux boulons, diamètre 5 mm, et collée. A l’arrière la table est tenue en place par deux boulons de 8 mm qui se vissent dans les écrous existants.
La console se compose de plusieurs morceaux de contreplaqué plus des morceaux de liteau. La structure est en 15 mm, le reste en 10 mm. Les liteaux 28x28 mm, sont utilisée pour renforcer les connections. Ces connections utilisent des boulons (diamètre 6 mm) et des vis à bois. Les longueurs sont compatibles avec les épaisseurs à joindre. Tous les écrous sont du type Nylstop.
Aux pieds de la console il y a la batterie. Sur le côté droit (15 mm, même épaisseur pour le côté gauche) j’ai mis un coupe-batterie et, à mi-hauteur, il y a une planchette où je vais pouvoir mettre la pompe à air (électrique) et d’autres petites choses.
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La partie supérieure (10 mm) cache la crémaillère. Sur cette partie supérieure, qui est fixée avec deux charnières, il y a le support pour la hampe du feu blanc. Je voudrais y mettre aussi un compas. Lorsqu’elle n’est pas utilisée la hampe avec le feu est logée dans la console même.
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Partie haute avant de la console le support des commandes |
Sur la tablette (15 mm), d’où sort l’axe du volant, il y a l’interrupteur du feu et la place pour le compte-tours. A cette tablette est fixée la crémaillère. Sur le côté droit il y a le support pour les commandes (contreplaqué 20 mm).
La partie haute avant de la console, comme toutes les portes d’accès à la batterie etc, sont en 10 mm.
Porte avant |
Porte arrière |
La console est fixée à la “table” avec dix boulons (diamètre 6 mm), cinq de chaque côté.
Sur la “table” il y a des anneaux pour attacher les deux réservoirs (20 et 10 litres) avec de la corde élastique. L’été dernier, pour une bonne journée en mer, j’avais besoin de plus de 20 litres, mais on sait que le vieux 33 est assez gourmand. L’été prochain, avec un 15 CV 4 T, un seul réservoir devrait être suffisant.
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Le banc, facile à déplacer
Le banc est resté celui de l’été dernier. Du contreplaqué de 30 mm “suspendu” entre deux courtes poutres (section 30 x 40 mm) fixés aux boudins avec de la corde élastique. Ces poutres ont aussi les logements pour les pieds du bimini.
Sur ce banc je peux mettre un siège (rembourré), aussi en contreplaqué. Le banc est, peut-être, un peu trop haut. Je vais faire des essais au printemps et, si nécessaire, j’ai déjà fait des plans pour en construire un autre plus bas avec la même technique de la console..
Si quelqu’un était intéressé aux détails, qu’il m’écrive.
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Mise en ligne sur pneuboat.com le 02 février 2004
