Il
est 8h quand nous quittons la cala Serra sur Ibiza, cap sur Palma de Majorque à
55 Mn de navigation. Une fois de plus la météo nous gratifie de sa plus belle
parure accompagnée d’une mer d’huile… Nous avons une chance de c…. Vite !
Il faut téléphoner à la maison…. Ah ! Pas de réseau !!!
Avec
une telle mer, tout devient possible à bord à plus de 20 nœuds, café, discussions
autour d’un biscuit, repos à l’avant sur les sacs, ce n’est plus un
semi-rigide, c’est un salon de thé !!!
Nous
approchons de la baie de Palma, avec ses collines relativement bétonnées, ses
nombreux yachts sillonnant dans tous les sens et une multitude de ports qui
s’offrent à nous.


Nous
avancerons une bonne dizaine de milles plus au Nord pour trouver l’endroit
idéal. C’est la cala Aguit qui est choisie, nous pouvons même poser le nez du
bateau sur la petite plage tellement l’eau est calme. Il est 20h, le matériel
s’installe.
Nous
avons eu une petite contrariété lors du repas ; nous avions passé l’apéro
et l’entrée sans problème, quand la poêle qui servait à faire chauffer le bœuf
bourguignon a décidé d’effectuer un triple salto arrière, depuis le réchaud…
Ceux qui ont léché la gamelle du peu qui restait, nous ont confirmé que nous
avions de bonnes raisons d’être déçus !
La
navigation de cette journée nous a fait parcourir quelques 125 milles (231 Km) de 8h à
20h et consommé 167 L. de carburant.

Jean-Marc SCHALK à la barre (responsable communication du RAID BALEARES 2003 et webmaster du site PNEUBOAT)

Départ
8h, nous slalomons entre les pavés pour sortir de la crique, une fois de plus
la météo est avec nous, mer d’huile et grand soleil. Les 2h15 de traversée vers
Minorque nous conduisent à Mahon un grand port de l’île. Le plan d’eau est
tellement calme que la moindre vaguelette de sillage nous dérange.
A
10h 45, nous pénétrons dans ce profond port, remarquablement fortifié.
Après
un petit complément alimentaire, nous reprenons notre route pour aller manger
un peu plus loin au calme. Une dizaine de milles plus au Nord, nous jetons
l’ancre dans la cala Tamarells bien abritée de la petite île Colom. Le calme
est relatif, puisque nous ne sommes pas les premiers à convoiter ces mouillages
idylliques. Le repas est bref, et la navigation reprend afin de boucler notre
tour le soir même. Une brève halte à Fornells qui se trouve au fond d’une
magnifique baie, quelques photos, et cap sur Ciutadella à l’extrême Ouest de
l’île. Ce sera notre point de départ pour la traversée retour vers le continent
espagnol.
Olivier PETIT (organisateur du RAID BALEARES 2003)

Nous
n’avons guère besoin de carburant après ces 2h 45 de navigation, juste un petit
tour au supermarché du coin. L’accueil est agréable, et un petit coin du quai
« visiteurs » nous est attribué. Inutile de vous dire que nous
faisons un peu « tâche » dans ce port où il n’y a pas de bateau de
moins de 12 mètres !
Nous
traversons le golfe de Palma en direction de la cala Pi pour remonter la côte
Est de Majorque. C’est à 14h que nous nous amarrons aux parois rocheuses de la
petite crique étroite et profonde, ce qui en fait notre piscine naturelle
privée le temps de l’escale…Le fond de ce goulet n’est accessible qu’en
pneu ! …Le raid, ça a du bon quand
même…
15h,
le repas est rangé, la digestion se fera à 22 nœuds, notre vitesse de
croisière. Il nous faut gagner Porto Cristo (35Mn) avant le soir, pour le
carburant nécessaire à la traversée du lendemain vers Minorque. Nous passons la
pointe Salinas (extrême Sud de Majorque) en laissant sur notre droite le petit
archipel de Cabrera avec encore un petit regret, mais on ne peut pas tout
attraper…
Nous
passons travers Porto Colom, et juste après vient Porto Cristo.
Il
nous faut trouver une autre solution. Pendant que certains se perdent dans les
documents nautiques, d’autres font avancer les choses, et trouvent quelqu’un
qui accepte gentiment de nous amener à la station voisine avec nos jerricans.
Ici, c’est le club nautique qui gère le port, et au fil des contacts, auxquels
nous racontons notre périple, la surprise se lit sur les visages des
espagnols ; ce qui nous vaut quelques réactions surprenantes, l’un nous
dit :
Un
autre nous dit que nous mériterions une bonne fessée !!!
Il
est 17h quand pénétrons dans le port de Ciutadella, les pompes sont bien
entendu, fermées (dimanche), il nous faut donc improviser une nouvelle fois
pour le plein de carburant (60 L.). La station en ville se trouvant trop loin,
nous tentons l’option du taxi…
Au
départ, celui-ci accepte de nous amener avec nos jerricans vides, mais refuse
de transporter de l’essence. A force de persuasion (et 15€ ! ), il
accepte. Le ravitaillement s’effectuera en un temps record. De ce fait, nous
disposons d’un petit moment pour traîner en ville ; les uns visitent les
rares magasins ouverts, les autres se dirigent droit vers le premier bar tapas.
Le bateau est approché au plus près…
Il
ne s’est pas passé plus de 15 minutes avant que le propriétaire de la place que
nous occupions s’est présenté à l’arrière du BWA garé nez au quai. Nous nous précipitons donc sur le bateau, les tapas
sont décommandés et tout le monde accourt. La manœuvre se passe très vite
(trop) ; mise en route, largage des amarres et marche arrière. Le bout qui
nous tenait l’arrière (la pendille) n’a pas
le temps de couler qu’elle se prend dans l’une des hélices, le bateau est
stoppé. Nous étions maintenant en travers, immobilisés au milieu du chenal...
Pour
passer inaperçus, nous ne pouvions faire mieux ! Tout naturellement, le
propriétaire de la place, commence à râler…
Nous
devons trouver maintenant le bon endroit pour notre dernier bivouac, et nous
tombons tous d’accord pour nous installer dans la cala Son Saura, une superbe
plage déserte, dans une anse très abritée. Mise en place, baignades et repas
seront nos occupations du soir.

Franck HEURTEBISE (aide technique)


Bertrand BEAUJEAN (responsable technique)
Nous
nous levons à 5h pour ce retour vers Empuriabrava, mais nous ne sommes en
mesure de partir qu’à 7h30, pas d’affolement, la météo est toujours de notre
coté. Nous parcourerons encore ces 148 milles avec une facilité déconcertante,
et c’est à 14h que nous passons la digue d’Empuria. Nous allons encore devoir
faire face à une inconnue, l’autorisation d’utiliser la rampe normalement
limitée aux bateaux de moins de 5 mètres. Ici, il faut le savoir, au-delà de
5 mètres, on grute les bateaux, pneu ou pas (52 €)…
Le
capitaine du port revient à 15h, ce qui nous laisse le temps d’aller manger.
C’est
maintenant à la police judiciaire Espagnole à qui nous devons rendre des
comptes. Et oui, un pneumatique qui arrive de nulle part et qui est sorti avec
précipitation, ça intrigue !


Laurent AVRIL (responsable intendance du RAID BALEARES 2003)
Jean Claude PERANDUS (trésorier du RAID BALEARES 2003 et président du PPCP)







