Opération VANIKORO

Sur les traces des épaves de LAPEROUSE

Vivez cette expédition avec Jean-Maurice Authié passionné de semi-rigides et responsable de la logistique de cette aventure et PneuBoat.com
Pacifique sud

Partenaire de l'opération Vanikoro


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23 mai 2005 - VANIKORO - Le retour à la civilisation - Fin de l'éxpédition !

Bonjour à tous

L'expédition La Perouse 2005 est maintenant terminée, le bilan est plus que positif. Nous avons trouvé une multitude d'objets de grande valeur symbolique et scientifique qui vont permettre aux archéologues de lever la majeure partie du voile qui recouvrait l'histoire de ce(s) naufrage(s).
A peine arrivés à Nouméa nous avons entrepris le débarquement du matériel et le chargement du conteneur. Les 2 VALIANT ont été reconditionnés, dégonflés et embarqués les premiers. Ils arriveront en France mi juillet, seront pomponnés et mis en vente. Avis aux amateurs ...
J'ai eu la surprise, sur le chemin du retour, de recevoir un grand nombre de messages de soutien. J'en suis très touché, ils sont tous d'une très grande gentillesse et j'avoue ne pas avoir imaginé un seul instant un tel engouement pour cette expédition et l'intérêt porté aux images que j'ai transmises. C'est un peu comme si je me trouvais sur une île deserte (c'était presque le cas) et que j'envoyais tous les jours une bouteille contenant un message. Je savais cette bouteillle partie, mais j'ignorais si elle avait été trouvée et quel cas on avait fait du message... J'étais loin d'imaginer l'impact de ces quelques photos...
J'ai presque honte d'avoir sacrifié si peu de temps à ma correspondance, au vu des témoignages qui me sont parvenus. J'ai l'impression de ne pas avoir été à la hauteur de ce que l'on attendait de moi. Il s'est passé tellement de choses passionnantes que des pages entières auraient pu être écrites chaque jour. Mais les journées étaient longues et les priorités allaient à la fouille et à la bonne santé des moyens; et lorsque tout était prêt pour le lendemain, rares étaient ceux qui embrayaient sur autre chose, plutôt que d'aller se coucher...
Parmi les nombreux messages, un de nos amis Canadiens, comme quoi le site pneuboat depasse largement nos frontières.
Merci encore pour toute votre attention.

Jean-Maurice

Nota : Je ne peux pas résister au plaisir de vous faire voir comment nos compatriotes de Nouvelle Calédonie conçoivent la gestion des activités nautiques...
La photo n°6 represente le bassin et les cales de mise à l'eau du Ouen Toro à Nouméa et les parkings destinés à recevoir voitures et remorques Le peu de fréquentation s'explique par une heure tardive et un jour de semaine. Je peux vous assurer que le we tout est plein et tout se passe dans le calme et en toute sérénité, survolés par les parapentes qui ont leur décollage juste au dessus, du soaring à n'en plus finir...

Légende :
1. : L'équipe de fouilles sur le chemin du retour 2. : Valiant dégonflé, paré à être embarqué dans le conteneur 3. : Valiant vu de devant avant sont débarquement de Jcr 4. : Le Jcr se prépare à débarquer son chargement, déploiement de la rampe 5. : La rampe repose, début du déchargement.
6. : Bassin du Ouen Toro
La bas au moins, on ne se fout pas de leur gueule !!! cré bon diou...


Bassin du Ouen Toro
La bas au moins, on ne se fout pas de leur gueule !!! cré bon diou...

Fin de l'éxpédition
le 23 mai 2005 !


L'équipe de fouilles sur le chemin du retour


Valiant dégonflé, paré à être embarqué dans le conteneur


Valiant vu de devant avant sont débarquement de Jcr


Le Jcr se prépare à débarquer son chargement, déploiement de la rampe


Le Jcr se prépare à débarquer son chargement, déploiement de la rampe

 

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13mai 2005 - VANIKORO - Cérémonie et hommages avant le départ Imperturbable, les mains dans le dos, le chapeau de paille bien enfoncé, Monsieur l’ambassadeur de France Jacques Olivier MANENT, très digne dans son costume attendait son heure, visiblement pas décontenancé par ces multiples aléas…
La cérémonie débute enfin, progressivement les piaillements s’atténuent, seuls s’entendent les ordres du chef de la garde : « pressentez armes », « reposez armes » , « sonnerie aux morts », le clairon accompagne chaque ordre… les indigènes semblent très impressionnés mais n’en oublient pas pour autant de cracher ponctuellement de longs jets rougeâtres de leurs chiques de betel (au ras des godasses !). La cérémonie est clôturée par trois salves de deux coups de fusil qui n’effraient que les plus jeunes. C’est ensuite un éparpillement général, les militaires attentifs à ne pas souiller leur belle tenue blanche, les civils en tenue mieux adaptée, tout ce petit monde se ruant vers les pirogues ou les indigènes conscients de leur dernière chance de faire de bons échanges avaient stocké une multitude d’objets manufacturés et c’est le grand déballage, les PUCES NAUTIQUES de Vanikoro. Certains, à court d’objets, repartiront même sans leurs pirogues… (si ! si !)
Les descendants des commandants de l’Astrolabe et de la Boussole étaient également présents :
Marc de la Pérouse et Alain Floriot de Langle, avaient tenu à participer à cette expédition et leur digne attitude au plus fort de la cérémonie a apporté une note émotionnelle particulièrement sensible.
Nous étions, disais-je, par le travers d’Espirito Santo, il y a de cela une bonne dizaine d’heures et la nuit est à nouveau tombée, l’avant dernière avant Nouméa.
Je vais maintenant envoyer mon mail et ce sera le dernier avant Nouméa. Je ne pensais pas pouvoir émettre compte tenu des mouvements du bateau (roulis et tangage), mais le temps est vraiment de notre côté et nous allons en plus passer une excellente nuit.
A Bientôt
Jma

Nota : Le chef Thomas est le chef coutumier mélanésien de Vanikoro.

Le chef Thomas et Jean Maurice Authier
sur le pont du Jacques Cartier

Les descendants des commandants de l’Astrolabe et de la Boussole étaient également présents :
Marc de la Pérouse et Alain Floriot de Langle

 


Cérémonie et hommages


Puces nautiques à Vanikoro
avant le départ (1)


Puces nautiques à Vanikoro
avant le départ (2)


Passe-Manevaï (le départ)

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13mai 2005 - VANIKORO - remontée de la rivière Païu Les opérations de plongée sont maintenant terminées et je vais enfin pouvoir aller à terre et même remonter la rivière Laurence, peut être même apercevoir un de ces crocodiles dont parlent les indigènes mais que personne de l’expédition n’a encore vus.
Les embarcations de servitude sont embarquées en premier, les Valiant restent à l’eau et assurent les liaisons avec la terre. Les équipes de fouilles à terre réembarquent leur matériel par rotations successives et je profite d’un court répit pour remonter la rivière et prendre quelques clichés.
Nous remonterons les Valiant en fin de journée et ferons route demain matin vers la baie de Manévaï ou aura lieu l’inauguration du monument avec honneurs militaires et large représentation autochtone. Nous ferons ensuite route vers Nouméa ou nous arriverons dans 3 ou 4 jours et entamerons les opérations de déchargement et chargement du conteneur ramenant le matériel en France.
Jma
Sur l’image Païu, on peut apercevoir en fond le Jacques Cartier au mouillage et en deuxième plan les équipes à terre en train d’embarquer côté Tikopien et côté melanesien.

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11mai 2005 - VANIKORO - Conditions extrème ! la fatigue se fait sentir Deux jours sans nouvelles, désolé.
•Les conditions météo : vent fort
•les problèmes techniques : avaries de matériel, réparations de fortune, modification des outils du chantier, difficultés de fouilles, problèmes de relevage de charges (faible hauteur d’eau) et de mise en œuvre des moyens hydrauliques (positionnement et conditions de surface), …
•les soucis de santé, tout le monde souffre de quelque chose, oreilles, bronches, blessures enflammées, … tout l’échantillonnage résultant de l’inadaptation des individus au climat tropical et à la climatisation du bateau. Les changements brutaux de température ont eu raison des organismes les plus résistants.
Tout cela fait que lorsque la journée arrive à son terme, on se rend compte que l’on n’a pas encore mangé et ce qui importe d’abord, c’est d’aller dormir. A ce moment là, j’avoue manquer de motivation pour préparer l’envoi des mails, sachant qu’une transmission me prend en moyenne 1 heure, sans compter la préparation des images et la rédaction du texte.
Je réclame donc votre indulgence.


Relevage d'un canon


Dégagement du canon
au marteau piqueur


Travail avec la suceuse


Les deux Valiant à quai

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08mai 2005 - VANIKORO - Photos du jour


Zone chantier faille


Retour des Valiant


Départ des plongeurs

 


Aire technique

 

Pierrier


Bouteille + verre

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07 mai 2005 - VANIKORO - Découvertes majeures Les dernières trouvailles du jour, chaque jour apporte son lot de nouveautés et nous sommes nous même surpris par tant de découvertes majeures.

JMA


Canon


Sextant


Alidade


Ancre

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06 mai 2005 - VANIKORO - on fouille les couches profondes !Bonjour à tous, Plus que 3 jours de travail et les trouvailles se font de plus en plus nombreuses et de grande qualité.
Nous atteignons des couches profondes ou personne encore n'avait fouillé et le mobilier archéologique apparait.
C'est un emerveillement au quotidien. Les objets sont trés concretionnés, mais apparaissent dans toute leur splendeur aprés traitement.Des noms de fabriquant apparaissent et voila les archéos repartis dans leurs devis d'armement d'époque en tentant d'identifier l'element qui permettra de dire quel était la boussole ou quel était l'astrolabe. Le doute semble levé, réponse bientôt.
jma

Fouilles dans une faille


Les suceuses en action


Chantier des fouilles (2)

 

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05 mai 2005 - VANIKORO - les trouvailles du jour !


Une bouteille


chauffe plat


chauffe plat


Vaisselle

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04 mai 2005 - VANIKORO - le matériel communication !

Les transmissions par satellite (M4 et Iridium) ont été gracieusement mises à disposition par THALOS (PLOEMEUR 56270), filiale du groupe GEOLINK.

1. Conteneur photos, tra nsmissions et dessins.
2. Antenne NERA M4 orientable, déployée, transmission à 64 k
3. Ensemble téléphone Iridium.
Les transmissions par satellite (M4 et Iridium) ont été gracieusement mises à disposition par THALOS (PLOEMEUR 56270), filiale du groupe GEOLINK.
4. Marie Noelle dessine l’alidade recemment trouvée et à droite l’ordinateur utgilisé pour l’envoi des données.
5. Jma en liaison téléphonique avec la France
6. La trouvaille du jour : un sablier dont il ne reste que la partie en verre.

2. Antenne NERA M4 orientable, déployée, transmission à 64 k

4. Marie Noelle dessine l’alidade recemment trouvée et à droite l’ordinateur utgilisé pour l’envoi des données.

3. Ensemble téléphone Iridium.

6. La trouvaille du jour :

un sablier dont il ne reste que la partie en verre.

5. Jma en liaison téléphonique avec la France

1. Conteneur photos, transmissions et dessins.

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03 mai 2005 - VANIKORO - la vie s'organise

Les deux villages (mélanésien et Tikopien) sont situés de part et d’autre de l’embouchure de la rivière Laurence (une dizaine de mètres), ne communiquent pas, ne se parlent pas et s’ignorent. Leurs embarcations sont complètement différentes. Les pirogues mélanésiennes sont classiques et taillées dans des troncs d’arbres comme le sont la plupart des pirogues des ethnies reculées et sont très instables. Les pirogues tikopiennes, (ethnie d’origine polynésienne) sont également de bois mais équipées d’un balancier qui accroît la stabilité et apporte d’autres commodités.

Pirogue mélanésienne dont la voile est faite de lambeaux de toile plastique


Verres découverts ce jour (fouilles en mer)



Valiant 1 et deux pirogues Tikopiennes

 


Alidade de compas et sa rose des vents en mica


Tikopiens proposant le produit de leur pêche nocturne


Embarquement du matériel nécessaire au montage du monument à la mémoire de l’expédition La Perouse

 

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Dimanche 1er mai 2005- VANIKORO - Succès lors des fouilles !

Depuis 3 jours il fait un temps superbe, ce qui signifie qu’il pleut beaucoup moins, mais surtout qu’il n’y a quasiment plus de vent. Les opérations de plongée, notamment les préparations de chantier afin de permettre aux archéologues d’utiliser les suceuses (aspirateurs de sédiments) dans de bonnes conditions ont pu se dérouler sans encombres depuis lors. Nous avons du découper des blocs de corail au marteau piqueur afin de pouvoir les déplacer vers le bord du platier à l’aide de vaches de 1000 litres (unités de relevage gonflées à l’air). Les zones dégagées ont ainsi pu être livrées aux archéos qui s’en sont donné à cœur joie à grands renforts de suceuses et les résultats ont été instantanés. Les trouvailles affluent sur les tables de traitement des objets et les opérateurs qui s’ennuyaient depuis le départ, sont plutôt débordés maintenant…
Aujourd’hui, trouvaille majeure ! un superbe compas de navigation avec son alidade et sa « rose des vents » a été remonté. Il a été suivi d’une pièce de vaisselle, probablement en argent portant des armoiries ainsi que d’autres pièces de moindre importance. Nous sommes tous impatients de voir le résultat, mais le traitement risque de prendre du temps et il serait dommage de précipiter les choses au risque de gâcher les objets, jean Bernard Memet du labo Arcantic maîtrise parfaitement les aspects de la chose et nous sommes certains qu’il nous sortirai quelque chose de bien…
Il plane toujours une incertitude sur l’identification de l’Astrolabe ou de la Boussole. Les sites des naufrages sont parfaitement identifiés et positionnés, mais rien ne permet de dire lequel est l’Astrolabe et lequel la Boussole. Un numéro de série ou quelque chose de la sorte, relevé sur le compas permettrait de lever ce doute.
Parallèlement à ces découvertes, sur le site dit de « la faille », nous réalisons des travaux sur l’autre site de naufrage, le site de la « fausse passe » ou un canon nous semble intéressant et pourrait être relevé pour exposition au musée de Nouméa. La faible profondeur (- de 5 m) nous oblige à des repérages pour remorquer la pièce jusqu’au Jacques Cartier, sans que celle ci ne talonne en chemin.

A plus tard, pour de nouvelles aventures…
jma


Dégagement d'obstructions


Suceuse


Découverte d'un canon


Découverte d'un superbe compas

 

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Vendredi 29 avril 2005 - VANIKORO - La vie à bord du Jacques Cartier lors des fouilles 2005 à Vanikoro

Le carré des officiers

La chambre à coucher

La Cuisine

L'exploitation des fouilles

Le hangar à matériel

JB

Michel

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Lundi 25 avril 2005 - VANIKORO

Premier jour dans le lagon… Pour la première fois depuis notre départ, nous avons souffert des conditions météo : des trombes d’eau sont tombées toute la journée ralentissant le travail. La journée a commencé par la préparation de deux caisses de matériel d’emballage et de conditionnement des objets sur le site de plongée : en effet, lorsque le chantier sous-marin sera mis en place, les plongeurs utiliseront les deux Valiants pour effectuer les rotations entre le Jacques Cartier et le site de la faille. Aussi, l’équipe de conservation prévoit que chaque Valiant soit équipé d’une trousse « minimum » d’emballage et de conditionnement comprenant des sacs minigrip® grands formats, de sacs poubelles, de bandes de rouleau crêpe (plus connue sous le nom de bandes
Velpeau® et d’un sac contenant un porte-mine ainsi que des étiquettes permettant d’identifier le plongeur et de localiser les objets par rapport au plan de fouille.Le déchargement des cales du Jacques Cartier a commencé. D’une part, certaines caisses allaient à terre et d’autre part, le matériel de plongée devait être entreposé sur le pont. Deux chaînes humaines se sont constituées, rassemblant marins et civils, l’une pour décharger les cales du navire, l’autre pour ranger le matériel sur le pont. Pendant ce temps, « l’équipe conservation » s’est mise au travail pour organiser au mieux l’espace. Alessandro Ingoglia et moi avons fabriqué, avec une palette mise au rebut, une table inclinée destinée au nettoyage préliminaire des objets sortant du site de « la faille », tandis que Valérie Vattier et Véronique Proner organisaient l’algéco « laboratoire ». Pendant ce temps, les deux Valiants prenaient la mer avec une équipe de 10 personnes pour une plongée destinée à baliser le site de la faille.Le matin, au cours du déchargement de matériel à terre, sous une pluie battante, le moteur du Bib est tombé en panne. Heureusement, lorsque c’est arrivé, la mer était à son plus bas niveau, laissant ainsi du temps aux mécaniciens de l’association Salomon d’identifier la panne et réparer.Pour l’équipe « conservation », l’après midi a été consacré à la rédaction des premières feuilles de constat d’état, le comptage et marquage des bacs. Cette demi-journée a été entrecoupée par la venue de la caméra d’Atom et d’Yves Bourgeois qui ont réalisé un trois minutes sur la préparation de l’atelier de conservation préventive. Pendant ce temps là, toujours sous une pluie battante, les deux Valiants étaient prévus avec le Pékaï pour une nouvelle plongée sur la faille. Pour les archéologues sous-marins, l’après midi a été, en tous points de vue, catastrophique : pannes répétées sur les bateaux (pas les nôtres…), visibilité réduite en mer à cause des grains, difficultés à trouver la passe, difficulté à retrouver les sites des naufrages,…Vers 17 heures, les archéologues terrestres, Jean-Christophe Galipaud et Christophe Rodot viennent nous voir pour nous apprendre qu’ils ont découvert, suite à un premier sondage terrestre, un cul de bouteille en verre, contemporain de Lapérouse, et un fragment de bronze, dont on pourrait penser, à première vue, qu’il appartenait à une cloche. Cela dit, à bien y regarder, un cordon brillant d’un métal blanc, type brasure, court sur toute la hauteur. Ce n’est donc pas, à priori, une cloche à moins qu’elle ne fût réparée par les gens du bord pour « re » sonner après une casse liée au naufrage… Cette journée a donc été porteuse d’espoir pour les gens de la terre… Le soir, après le repas, le vent a redoublé de violence et il a fallu l’intervention d’une dizaine de personnes pour reprendre les amarrages sur les bateaux afin de les sécuriser pour la nuit ainsi qu’enlever les toiles et bâches « volantes ».


L'île de Vanikoro

Mise à l'eau d'un Valiant


Départ des équipes de plongeurs


Ponton flottant


Navette avec l'ïle de Vanikoro

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Dimanche 24 avril 2005 - VANIKORO -

Vanikoro est en vue ! L’excitation a gagné très tôt ce matin l’équipage de recherche et dès 5h45, il y avait beaucoup de monde sur le roof de la passerelle.
Enfin, elle apparaît, toujours aussi mystérieuse, sous son habituelle chape de nuages, accrochée au sommet.
Vers 8 heures environ, le Jacques Cartier stoppe et met à l’eau une embarcation qui a pour mission d’aller baliser l’entrée de la passe. Les plongeurs du GPD sont mobilisés pour cette mission. Il faudra deux rotations pour aller poser à l’entrée du lagon les 6 balises « radarisables » qui faciliteront grandement l’entrée du Jacques Cartier dans le lagon.
… Cela fait maintenant 4 heures que nous sommes stationnés devant l’entrée du lagon et de la passe de Pallu (face au village de Païou, le village des français). Comme cartes marines et photographies par satellite ne correspondent pas, le commandant est allé se rendre compte par lui-même de la morphologie et de la bathymétrie de la passe. Il est d’ailleurs amusant de penser qu’à l’époque « lapérousienne », le commandant envoyait des chaloupes en reconnaissance chargées de sonder le fond pour définir la meilleure approche…
Vers 12h30, le commandant remonte à bord, de retour de sa mission d’observation, et le Jacques Cartier quitte sa zone d’attente pour se lancer dans la passe. L’équipe de recherche est sur le pont pour regarder la manœuvre. Des similitudes étonnantes et historiques sont faciles à faire avec l’équipe de scientifique de l’expédition Lapérouse… Les scientifiques, piètres marins, devaient eux aussi regarder avec admiration ces manœuvres difficiles d’approche des côtes et de mouillage. Comme nous, ils ne devaient pas savoir où se placer sur le pont pour ne pas entraver le bon déroulement de ces manœuvres…
Mouillage du Jacques Cartier face à Paîou, puis embossage. La mise à l’eau des pontons et embarcations est immédiatement entreprise. Les 2 VALIANTS font leurs premiers tours d’hélice, un succès total, tout fonctionne …
15 heures, départ des 2 VALIANT et de l’équipe de repérage sur le site de la faille. Nous revenons deux heures plus tard, le chantier sera mis en place dés demain.
2 autres embarcations sont parties à terre pour se présenter au chef du village (non ! pas le responsable des GO !) de Paîou. Demain d’autres visites sont prévues aux autres villages. L’équipe commence à se diviser entre marins et terriens, ceux qui fouillent en mer et ceux qui cherchent à terre. Au fil des jours, nous tenterons de panacher les équipes.


Riquet GOUARAN, un ancien de l'équipe Cousteau sous les trombes d'eau pendant la plongée d'évaluation


Le détachement Plongeurs Démineurs et de gauche à droite:
Le Premier Maitre Ludovic LEGRAND du Conquet (29), le Lieutenant de Vaisseau Marc BATTET de Brest (29), chef de détachement et le Premier Maitre Christian PEYRON de Brest (29)

DRASSM : de gauche à droite: Denis METZGER de Marseille, Christine LIMA de Marseille, Jean-Maurice AUTHIE de Lorient et l'ile de Vanikoro en arrière plan

Les fouilles commencent

Mise à l'eau des Valiant 570 DR


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Samedi 23 avril 2005 - LATA -

Dans l’attente de l’arrivée du fonctionnaire de l’immigration, les cours ont repris. Alessandro Ingoglia, conservateur restaurateur et Jean-Bernard Memet, responsable du patrimoine sous-marin à Arc’Antique avons organisé sur une idée suggérée par Elisabeth Veyrat une conférence sur la conservation des matériaux archéologiques sous-marins. Nous avons rassemblé écran, vidéo projection et participants dans le carré des officiers mariniers supérieurs pour une conférence d’une heure environ.
En fin de matinée, grande nouvelle, l’officier d’immigration a enfin atterri à Lata et embarqué à bord du Jacques Cartier pour la validation des passeports. Au repas, nous apprenons que nous appareillerons à 17 heures précises et que des « rotations » vers la terre seront autorisées durant l’après-midi. Ainsi, entre 13 heures et 14h30, trois embarcations ont quitté le Jacques Cartier : une embarcation de médecins en direction du village de Lata, une embarcation pilotée par Riquet Goiran, l’ancien de la Calypso, en direction de la rivière Mendana et l’embarcation de d’Alain Conan, le phineis, afin de faire le plein d’eau douce… C’est génial d’imaginer que nos avons eu (quasiment) les mêmes gestes que ceux de l’expédition lorsqu’ils s’arrêtaient pour faire ces fameuses « aiguades » que l’on peut lire dans le récit même de Lapérouse ou de ses contemporains marins au long cours. Raymond Proner, qui pilotait le phineis nous a débarqué sur un bout de plage et nous n’avons tardé à trouver la fameuse source. On imaginait tous, comme nous l’avait raconté Riquet le matin même, que l’eau de source coulait de la roche calcaire coralligène directement et que nous n’avions plus qu’à remplir les bouteilles. En fait, cette source est plus une « résurgence » et il nous a fallu nous mettre les deux pieds dans la source pour les remplir. Bertrand Bourgeois et Jean-Benard Memet ont ainsi rempli 400 L d’eau de source. C’était un moment formidable : se sentir seuls, sans bateau, sur ce bout d’île, les pieds dans une source d’eau douce située à peine à 20 mètres du lagon.
A 17 heures précises, le Jacques Cartier a appareillé en direction de Vanikoro. Demain, les choses sérieuses vont vraiment commencer et nous nous réveillerons face à Vanikoro…


Escale à Lata


Montage des consoles

Valiant 570 DR


Montage moteur


Accueil des pirogues dans la baie de Lata


Console montée (avec les autocollants ;-)

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Jeudi 21 & vendredi 22 avril - Province sud des îles Salomon -

Ce matin, comme annoncé, nous avons atteint la province sud des îles Salomon. Le réveil « en fanfare » a été plus matinal qu'à l'accoutumée : le clairon a sonné à 6h30. A 7 heures, nous dépassions par le bâbord cette fameuse île volcanique Tinekalu ou seul le volcan est visible. Elle est impressionnante et toujours aussi mystérieuse. Elle culmine à 800 mètres et à la distance où nous nous trouvons, nous avons l'impression que le volcan dévale dans la mer. Puis , sur tribord, nous avons longé la côte avant d'arriver dans la baie de Lata. Cette baie est immense et on comprend pourquoi nombre de navires y ont fait escale le temps d'avitailler et réparer les dommages des caprices du Pacifique sud. Le Jacques Cartier avance dans la baie, les pirogues commencent à arriver près du bateau et nous mouillons en fond de baie, près de l'endroit où Mendana lui-même, quelques siècles plus tôt, a débarqué. Mouillage à 7h50, soit 10 minutes avant l'horaire officiellement annoncé par le Pacha*. La majorité des personnels « de recherche » se retrouve sur le pont pour admirer le spectacle. Ici, la pêche à la traîne se pratique en pirogue. On voit deux gamins sortir des poissons sous nos yeux, près du Jacques Cartier. L'immobilisation est longue. On nous annonce déjà quelques soucis de douane et on ne sait pas si l'on pourra débarquer facilement, ne serait-ce que deux ou trois heures 18h00, nous venons d'apprendre l'immobilisation temporaire - mais durable (2 jours) - du Jacques Cartier. En effet, nous avons appris que l'officier de l'immigration n'était pas sur l'île aujourd'hui car il avait raté son avion en provenance de la capitale Honiara , samedi dernier. Comme il y a un avion chaque samedi, nous sommes obligés de l'attendre C'est marrant de penser que cette équipe, composée d'un navire de la Marine Française , de la crème des archéos sous-marins, d'une équipe de télé de 12 personnes qui arrive avec un budget exceptionnel, 130 personnes au total, 5 semi-rigides, 3 rigides , 3 algécos, 4 compresseurs, un ponton flottant, des communications satellite en direct et en différé se retrouve « coincée » ici, sans possibilité de débarquement (pour rester en territoire français) et tout ça parce que le fonctionnaire douanier Salomonais a raté son avion quelques jours plus tôt Nous sommes bien peu de chose et cette petite mésaventure rend philosophe la plupart des membres de l'équipage. Cela represente tout de même des sommes astronomiques en hommes/jour perdu, heureusement que la plupart sont bénévoles, mais quel gaspillage et quelle impuissance devant cette machine administrative. En attendant, nous continuons à monter les bateaux, le retard pris à Nouméa à l'ouverture du conteneur est maintenant rattrapé et cette escale forcée va nous permettre de prendre de l'avance et de mettre à l'eau dés l'arrivée à Vanikoro Ce soir, séance de cinéma sur la plateforme hélico, à la fin du film, il y avait des dizaines de pirogues remplies de « passionnés de ciné » réparties tout autour de l'arrière, à qui Alexandre l'ethnolinguiste a demandé s'ils avaient trouvé le film sympa. La réponse fût unanime et affirmative. Vendredi 22 avril La journée va être longue mais la côte est magnifique ! En premier plan, la plage avec sa rangée de cocotiers et ses cases que l'on peut distinguer au travers des palmes du bord de mer. Ensuite, à une distance d'environ 200 plus loin, une barrière rocheuse recouverte d'une végétation luxuriante dans des tons vert différents : l'image est sublime. Je me surprends à une rêverie contemplative Aujourd'hui, l'équipage de recherche alterne cours de Pidgin et de développement de populations dans le Pacifique et dessin des côtes du fond de la baie peint la côte mais plutôt le navire Les finitions des Valiant sont pénibles sous un soleil de plomb et sans air, c'était plus supportable lorsque le bateau avançait Ils ont vraiment fière allure nos VALIANT, c'est une noria ininterrompue d'admiratuers. Nous avons prévu de les ramener en France à l'issue de l'expédition, mais les locaux (de Nouméa) semblent ne pas vouloir les voir repartir, il est vrai que les semi rigides ne sont pas légion en Nouvelle Calédonie et ils trouvent les nôtres particulièrement beaux et ils ne les ont encore pas vus naviguer Ils les considèrent un peu comme les leurs, les ayant vus débarquer du conteneur en morceaux, entourés de bandelettes, les moteurs en caisse et les ont suivis minute après minute dans chaque phase du montage


Cale Noumea


Montage-console


Baie de Lata


Depart Noumea


Montage des Valiant 570 DR


Départ


Baie de Lata

 

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" Mercredi 20 avril 2005 " toujours encore en route vers Vanikoro

Même journée que la veille, montage, repas, douche, dodo,…

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Mardi 19 avril 2005 en route vers Vanikoro

Au réveil, la mer est calme et le temps au beau fixe. C’est plutôt une bonne chose et les activités sur le pont vont bon train. Toujours assisté des 2 plongeurs démineurs, le montage des bateaux avance gentiment sous une chaleur accablante. Heureusement que le Jacques Cartier fait route et qu’il y a de l’air…

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Lundi 18 avril 2005 - NOUMÉA - Les préparatifs

lundi 18 avril, 5h30. Le réveil sonne à l’hôtel ; le temps d’un copieux petit déjeuner et on saute dans le minibus qui nous amène au Jacques Cartier.
Le départ approche. Il y a peu de personnes sur le quai d’embarquement car nous sommes à l’intérieur de la base navale mais on sent une certaine effervescence dissimulant l’émotion.. L’embarquement terminé, nous saluons les quelques personnes autorisées dont l’équipe Thalassa au grand complet, Béatrice Berge, Lise Blanchet et Georges Pernoud en tête, et nous larguons les amarres pour cette (ultime ?) aventure. L’effervescence du départ a laissé la place à l’émotion. L’air est chargé de gouttelettes et je me surprends à déglutir pour rattraper cet élan d’émotion.
Après avoir terminé les manœuvres de sortie du port, nous avons été réunis par le second sur la plateforme helico pour un briefing de bienvenue. Il nous a conseillé de prendre rapidement les « mer calme » et autres anti maux de mer car la mer est annoncée comme « forte à très forte ». Effectivement, on n’en doute pas en levant simplement la tête. Il pleut sur Nouméa et un vent violent balaie les wharfs de départ. Il nous a dicté les consignes à bord : déjeuner à 11 heures et midi, dîner à 17 et 18 heures. Le petit-déjeuner à partir de 6 heures. Les consignes sont très strictes pour l’eau : 6OL / personne / jour. Ça peut paraître beaucoup mais en fait cela nous limite terriblement les rations. Une douche par personne et par jour. Pour faire respecter cette consigne, l’accès aux douches est rendu impossible après 8 heures de sorte que l’on ne peut même pas se laver les mains…
Dès que l’on sort de la passe Habana, le bateau se met à rouler librement. Effectivement, on va devoir s’accrocher. Certaines personnes à bord ont déjà l’impression de se retrouver un lendemain de fiesta trop arrosée. La nuit sera dure !


Montage moteur


Pont du Jacques Cartier

 

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16 avril 2005 - NOUMÉA - Les préparatifs

Bonjour à tous ,

Je vous envoies ces quelques photos, à la veille du départ. Les bateaux sont en cours de montage et je ne pense pas avoir terminé le second avant l’appareillage. Tant pis, on finira la bas ou pendant le transit, mais je crains que l’état de la mer ne nous en empêche…
Ici les choses ne sont pas simples, je suis arrivé plus tôt sur place pour mettre en œuvre le matériel se trouvant dans le conteneur, mais il ne nous a pas été possible d’y accéder avant son dépotage et embarquement à bord du Jacques Cartier. Déjà, au départ, 2 jours de retard au montage des bateaux…
Ensuite, obligation de monter les bateaux sur le pont du JCT, au milieu du matériel embarqué, pas facile… Sans compter les arrêts de travail obligatoires pour raisons de sécurité à l’embarquement des combustibles et travaux sur le pont.
Heureusement, les 3 Plongeurs Démineurs mis en mission par la Marine Nationale me prêtent main forte et on avance tout de même… Je vous présenterai les individus, un peu plus tard dans l’opération, de vrais pros, capables de s’adapter à toutes les situations, bons dans tous les domaines, toujours disponibles et sereins…
Plus le départ approche, plus les cérémonies se succèdent et nous avons l’impression que l’on ne parle que de ça. Les télés métropolitaines et locales sont omniprésentes et nous sommes tous très fiers de participer à une telle aventure.
Les journées sont longues et bien remplies et nous comptons sur le temps de transit vers VANIKORO pour récupérer avant d’entamer le chantier.
Pour l’instant les conditions d’hébergement sont idylliques, nous sommes au NOVOTEL SURF de NOUMÉA ( groupe ACCOR,notre partenaire), les pieds dans l’eau, piscine, salons sublimes, cadre grandiose, … le seul souci c’est que le boulot nous prend du lever du jour au coucher du soleil. Un peu frustrant tout de même…
Je vais essayer de vous renvoyer une nouvelle série de photos avant le départ, mais de toutes façons, arrivés sur place, je m’emploierai à en envoyer une quotidienne.

JMA


Base Marine


Conteneur Valiant


Déballage Valiant

 

Chargement des Mercury

Chargement Valiant

Le Jacques Cartier

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Le Jacques Cartier vue de devant

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15 avril 2005 - FRANCE - Nouvelle-Calédonie - Une plate-forme de travail à tout faire pour l'association Salomon

Dénommé humoristiquement « Bib » pour Bâtiment d'intervention pour bricoleurs, le curieux engin servira de base de travail pour les plongeurs lors de la campagne de fouilles 2005 à Vanikoro (îles Salomon), dont le départ est imminent.

Cette sorte de barge montée sur des boudins pneumatiques a été imaginée et construite voici un peu plus de deux ans par Jean-Pierre Folliard, « Monsieur Super Système D » de l'association Salomon. Elle a déjà servi lors des fouilles de 2003 et sur l'épave du Tacite, à la fausse passe de Mato, pour le compte de l'association Fortunes de Mer calédonienne.
Fofo, comme ses amis l'appellent, a renforcé et créé de nouveaux aménagements pour les travaux spécifiques qui seront effectués par l'association Lapérouse sur l'épave de l'endroit, dit « La Faille », où elle avait trouvé en 2003 le crâne d'un membre de l'expédition royale française disparue voici 213 ans.
L'engin est rapide et mobile. Des tests ont été effectués hier dans le lagon, montrant qu'il pouvait se déplacer à
11 nuds à vide avant que l'hélice entre en cavitation. D'après l'expérience acquise, il devrait pouvoir filer
7 nuds en charge avec
3 tonnes à bord. Il est propulsé par un hors-bord deux temps Mariner de 75 cv.

Pomper l'air au lieu
de l'eau

Les deux boudins en caoutchouc proviennent des stocks de l'armée américaine, l'un daté de 1944 et l'autre de 1947. Ils sont la propriété de la société Forapac (Forage rationnel du Pacific) qui en avait importé une douzaine pour son propre usage.
« Je m'étais fixé un cahier des charges pour pouvoir amener en toute sécurité les plongeurs et deux pompes à eau », explique Jean-Pierre Folliard. Cet électromécanicien, qui travaille à l'antenne de Nouville, a été de toutes les expéditions à Vanikoro depuis la création de l'association Salomon en 1981. Il a donc une large expérience du terrain et des besoins techniques.
« Ce radeau devait être capable d'évoluer au-dessus des sites d'épaves jusque dans des endroits peu profonds », précise-t-il. « Il a été utilisé à Vanikoro en 2003 avec des pompes envoyant de l'eau sous pression pour les suceuses hydrauliques (engins qui permettre de filtrer les objets dissimulés dans les sédiments). Pour la campagne 2005, le Bib, sera chargé d'un gros compresseur Diesel de chantier fournissant 4 000 litres d'air à la minute. Un autre bateau, un gros Zodiac en aluminium, aura à bord un compresseur de même puissance. Les deux machines alimenteront quatre suceuses à air comprimé et non plus à eau. »

Embarqué avec le fret

Le Bib est totalement insubmersible, même si les deux boudins venaient à être crevés sur le récif. Il possède des réserves de flottabilité suffisantes pour qu'il ne sombre pas et puisse être remorqué sans dommage pour le compresseur. Celui-ci est en effet placé dans un caisson étanche qui constitue la principale réserve de flottabilité.
Astuce bien utile pour adapter n'importe quel moteur sur le Bib ou régler celui-ci en fonction de la charge, le tableau arrière est réglable en hauteur.
Dans la foulée, « Fofo » a construit un charriot roulant pour le transport au sol et un touret de câble contenant 600 mètres de filin en acier de 6 mm de diamètre. Le filin servira de guide au Rove (caméra robot sous marine). Il sera retenu au fond par une gueuse de 300 kilos. Une trappe de mise à l'eau équipe la plate-forme du Bib.
Cette barge pneumatique a été embarquée hier sur le Batral Jacques Cartier de la Marine nationale, avec tout le fret prévu pour l'expédition dont l'appareillage aura lieu lundi matin.

(Source, Les Nouvelles Calédonniene par Hervé GIRARD
)

 

Le Bib en préparation par Jean-Pierre Folliard à l'abri du hangar technique du musée de l'Histoire maritime.

 

Les boudins de l'histoire

Les boudins prêtés par Forapac à l'association Salomon, de fabrication américaine, servaient aux armées alliées pour établir des ponts flottant ou des plates-formes de travail à usage militaire.
Forapac les utilise aujourd'hui comme flotteurs de petits pontons pour des opérations
« off-shore » (en mer) sur les plans d'eau à faible profondeur pour y installer des sondeuses légères (pour faire des carottages, par exemple). Ils ont ainsi permis de travailler dans l'anse proche de la déchetterie de Ducos, où la hauteur d'eau était limite, là où aucune barge n'aurait pu accéder.

 

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9 avril 2005 - FRANCE - Descriptif sommaire des Semi-Rigides participants à l'opération Vanikoro
VALIANT 570 DR en Polyuréthane AKRON couleur Orange.  Console de pilotage debout type PT 5 avec direction hydraulique.        
Moteur MERCURY 115 L Optimax.


(cliquez pour agrandir)

VALIANT 570 DR

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8 avril 2005 - FRANCE - Conférence de presse sur invitations, dans le salon des navigateurs de l'hôtel de la Marine


de gauche à droite:
l'Amiral Jean-Louis BATTET, chef d'état-major de la Marine (5 *), Monsieur Renaud DONNEDIEU de VABRE, ministre de la Culture et de la Communication, Madame Michelle ALLIOT MARIE, ministre de la Défense , Monsieur François d'AUBERT, ministre délégué à la Recherche , Monsieur Yves BOURGEOIS, réalisateur et président d'ATOM.


Les allocutions des ministres ont ouvert une séance très riche en explications historiques et techniques ou chaque ministre à présenté les moyens mis en oeuvre en hommes et en matière par son ministère et l'intérêt que cette expédition présentait pour la France et l'enrichissement de son patrimoine.
L'assistance, nombreuse, était composée de journalistes internationaux de presse et de télévision, de scientifiques et explorateurs de renom.
L'association SALOMON, qui est l'organisateur de l'expédition, était en liaison duplex sur écran géant depuis la Nouvelle Calédonie et les questions/réponses se sont succédées durant la matinée.
L'amiral BATTET n'a pas manqué de faire remarquer le parallèle entre cette expédition et celle de La Pérouse ou la Marine du Roy partait en expédition de découverte avec bon nombre de scientifiques de renom à son bord.
Les anecdotes ont d'ailleurs été nombreuses et on peut en retenir certaines dont la première concerne un certain capitaine Napoléon Bonaparte qui se serait porté volontaire pour cette expédition, mais dont les connaissances en astronomie n'auraient pas paru suffisantes et aurait été supplanté par un autre plus compétent en ce domaine... L'histoire de France en aurait été quelque peu bouleversée...
La seconde concerne Louis XVI qui aurait demandé, peu de temps avant de monter à l'échafaud : "a t'on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ?"

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7 avril 2005 - FRANCE -VANIKORO et les médias, quelques infos pour suivre l'opération Vanikoro et savoir ce qu’il s'y passe

• Site internet :
<http://www.operationlaperouse2005.com/>

• Télévision :
Le journal de bord quotidien du 23/04 au 12/05/2005 sur France 3 : du lundi au jeudi vers 18h35 et les vendredi, samedi et dimanche vers 20h20 Sur France 5 : du lundi au vendredi vers 10h30 et les samedi et dimanche vers 13h30 Sur RFO télé NC : du lundi au vendredi à 11h45 avec une rediffusion à 20h00, les samedi et dimanche à 20h00 Sur Planète Thalassa : du 22/04 au 13/05/2005 du lundi au dimanche vers 20h40, 22h45, 01h45 et 10h00

• Radio : Sur France Inter

Vendredi 15/04 à 14h - 2000 ans d’histoire Patrice Gélinet reviendra sur l’expédition d’origine du Capitaine de Vaisseau J.F. Galaup de Lapérouse, en présence d’Yves Bourgeois.

Dès le 22 avril 13 h : Tous les jours dans le journal du 13/14 Journal de l’expédition Lapérouse 2005 en direct du bâtiment Jacques CARTIER Pour en savoir plus : www.franceinter.com <http://www.franceinter.com/>


Mongolfiere -Vanikoro

4 mars 2005 - FRANCE - Marine Power avec Valiant et les moteurs Mercury, partenaire de l'expédition VANIKORO L'expédition aura lieu dans les îles Santa cruz, sur l'île de VANIKORO, archipel des Salomon, au nord de la Nouvelle Calédonie.
C'est une opération de grande envergure sous l'égide du DRASSM (ministère de la culture) qui met en oeuvre des moyens provenant de 4 ministères et d'une association située à NOUMÉA. Le but est essentiellement scientifique, comme l'était l'expédition de La Pérouse au XVIII eme, celle ci va, en dehors de l'exploration sous marine, intégrera des scientifiques "terrestres" Les deux semi-rigides DR 570 VALIANT + Mercury Optimax 115 CV sont fournis par la société MARINE POWER FRANCE .
Le matériel arrivera en caisse à Nouméa et sera monté sur place avant d'être embarqué sur le "Jacques Cartier" un Batral de la Marine Nationale.

Cette dernière campagne de recherche sur les sites des épaves de LAPEROUSE devrait être annoncée et lancée officiellement le 22 mars 2005 au musée de la Marine Nationale

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Un peu d'histoire

La Pérouse, Lapérouse ou La Peyrouse (Jean-François Galaup, Comte de), navigateur né au Gô, près d'Albi, le 22 août 1741, mort à l'île de Vanikoro, en Océanie, vers 1788. Entré dans la marine en 1756, il fit dès les premières années de nombreuses campagnes, fut fait prisonnier par les Anglais devant Belle-Île en 1759, combattit brillamment en Amérique contre l'amiral anglais Byron, et fut promu capitaine de vaisseau en 1780. A bord de l'Astrée, il lutta avec succès contre plusieurs navires anglais. En 1782, il fut chargé de détruire les établissements de la Compagnie anglaise de la baie d'Hudson.
A cette époque, le gouvernement français, voulant compléter les travaux de Cook et de Clarke, avait résolu d'envoyer une expédition sur la trace des voyageurs anglais (L'Europe au XVIIIe siècle). Deux frégates furent armées à Brest, la Boussole, commandée par Lapérouse, l'Astrolabe, par le capitaine de Langle. Après avoir doublé le cap Horn, Lapérouse remonta, en 1786, jusqu'au mont Saint-Hélie, sur la côte Nord-Ouest de l'Amérique, d'où Cook avait été constamment repoussé par les courants. Sur cette côte, la baie Monti, le port des Français, l'île du Cénotaphe, sont quelques-uns des points qu'il découvrit et nomma. Cette première reconnaissance a été plus tard complétée par Vancouver. De là, Lapérouse mit le cap sur les îles Sandwich (Hawaii), découvrit l'île Necker et, le 3 janvier 1787, mouilla dans la rade de Macao.

La Pérouse.

Un mois après, il faisait route pour les Philippines et, après avoir touché à l'île Quelpaert, il se dirigea vers le Japon. Il relâcha dans une baie qui reçut le nom de Ternay. Le 27 juin, il reprit la mer et s'avança vers le Nord en longeant les côtes de la Tartarie chinoise. Le 2 août, il découvrit le détroit qui porte aujourd'hui son nom. Puis, traversant par le canal de la Boussole, le chapelet d'îles qui prolonge l'archipel du Japon jusqu'au Kamtchatka, il parvint le 7 septembre dans la baie d'Avatscha. Il y fut accueilli par les Russes (La Russie au XVIIIe siècle). De là, Lapérouse envoya de Lesseps, embarqué comme interprète sur l'Astrolabe, porter ses dépêches en France, à travers la Sibérie.


Lapérouse reprit la mer le 29 septembre; il se proposait de reconnaître et de relever les îles Kouriles, mais les vents d'Ouest l'obligèrent à abandonner son projet. Il fit route vers le Sud, traversa pour la troisième fois l'équateur le 21 novembre, et mouilla le 9 décembre sous l'île Maouna, dans l'archipel des Navigateurs. Le commandant de l'Astrolabe, de Langle, aborda dans une baie où il fut entouré par les habitants du lieu, qui se révélèrent hostiles, et il fut massacré avec plusieurs de ses compagnons. Lapérouse contint prudemment son équipage et s'éloigna. Il reconnut les îles des Amis, l'île Norfolk, et vint mouiller le 26 janvier 1788 à Botany Bay, en Australie. C'est de ce port, et du 7 février, qu'est datée la dernière lettre écrite par Lapérouse au ministre de la marine. Comme on ne recevait de lui aucune nouvelle, on envoya visiter tous les points où l'on savait qu'il devait toucher. Les recherches faites par d'Entrecasteaux n'eurent pas de résultat. En 1826, le capitaine anglais Peter Dillon, naviguant au Nord les Hébrides, trouva sous l'eau, au milieu des récifs qui entourent l'île de Vanikoro, des débris de navire, des canons et divers objets; il reconnut qu'ils provenaient de la Boussole et de l'Astrolabe. En 1828, Dumont d'Urville visita Vanikoro lors de son voyage autour du monde et recueille encore des débris du naufrage. Il éleva sur la côte un mausolée à Lapérouse et à ses compagnons, le 14 mars 1828. La ville d'Albi lui consacra une statue en 1844, et la Société de géographie de Paris a célébré, le 29 avril 1888, le centenaire de la mort de Lapérouse.

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