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13mai 2005 - VANIKORO - remontée de la rivière Païu Les opérations de plongée sont maintenant terminées et je vais enfin pouvoir aller à terre et même remonter la rivière Laurence, peut être même apercevoir un de ces crocodiles dont parlent les indigènes mais que personne de l’expédition n’a encore vus. |
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11mai 2005 - VANIKORO - Conditions extrème ! la fatigue se fait sentir Deux jours sans nouvelles, désolé. |
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07 mai 2005 - VANIKORO - Découvertes majeures Les dernières trouvailles du jour, chaque jour apporte son lot de nouveautés et nous sommes nous même surpris par tant de découvertes majeures. JMA |
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06 mai 2005 - VANIKORO - on fouille les couches profondes !Bonjour à tous, Plus que 3 jours de travail et les trouvailles se font de plus en plus nombreuses et de grande qualité. Fouilles dans une faille |
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05 mai 2005 - VANIKORO - les trouvailles du jour ! |
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04 mai 2005 - VANIKORO - le matériel communication ! 1. Conteneur photos, tra nsmissions et dessins. |
2. Antenne NERA M4 orientable, déployée, transmission à 64 k |
4. Marie Noelle dessine l’alidade recemment trouvée et à droite l’ordinateur utgilisé pour l’envoi des données. |
3. Ensemble téléphone Iridium. |
un sablier dont il ne reste que la partie en verre. |
5. Jma en liaison téléphonique avec la France |
1. Conteneur photos, transmissions et dessins. |
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03 mai 2005 - VANIKORO - la vie s'organise Les deux villages (mélanésien et Tikopien) sont situés de part et d’autre de l’embouchure de la rivière Laurence (une dizaine de mètres), ne communiquent pas, ne se parlent pas et s’ignorent. Leurs embarcations sont complètement différentes. Les pirogues mélanésiennes sont classiques et taillées dans des troncs d’arbres comme le sont la plupart des pirogues des ethnies reculées et sont très instables. Les pirogues tikopiennes, (ethnie d’origine polynésienne) sont également de bois mais équipées d’un balancier qui accroît la stabilité et apporte d’autres commodités.
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| Dimanche 1er mai 2005- VANIKORO - Succès lors des fouilles ! Depuis 3 jours il fait un temps superbe, ce qui signifie qu’il pleut beaucoup moins, mais surtout qu’il n’y a quasiment plus de vent. Les opérations de plongée, notamment les préparations de chantier afin de permettre aux archéologues d’utiliser les suceuses (aspirateurs de sédiments) dans de bonnes conditions ont pu se dérouler sans encombres depuis lors. Nous avons du découper des blocs de corail au marteau piqueur afin de pouvoir les déplacer vers le bord du platier à l’aide de vaches de 1000 litres (unités de relevage gonflées à l’air). Les zones dégagées ont ainsi pu être livrées aux archéos qui s’en sont donné à cœur joie à grands renforts de suceuses et les résultats ont été instantanés. Les trouvailles affluent sur les tables de traitement des objets et les opérateurs qui s’ennuyaient depuis le départ, sont plutôt débordés maintenant… Aujourd’hui, trouvaille majeure ! un superbe compas de navigation avec son alidade et sa « rose des vents » a été remonté. Il a été suivi d’une pièce de vaisselle, probablement en argent portant des armoiries ainsi que d’autres pièces de moindre importance. Nous sommes tous impatients de voir le résultat, mais le traitement risque de prendre du temps et il serait dommage de précipiter les choses au risque de gâcher les objets, jean Bernard Memet du labo Arcantic maîtrise parfaitement les aspects de la chose et nous sommes certains qu’il nous sortirai quelque chose de bien… Il plane toujours une incertitude sur l’identification de l’Astrolabe ou de la Boussole. Les sites des naufrages sont parfaitement identifiés et positionnés, mais rien ne permet de dire lequel est l’Astrolabe et lequel la Boussole. Un numéro de série ou quelque chose de la sorte, relevé sur le compas permettrait de lever ce doute. Parallèlement à ces découvertes, sur le site dit de « la faille », nous réalisons des travaux sur l’autre site de naufrage, le site de la « fausse passe » ou un canon nous semble intéressant et pourrait être relevé pour exposition au musée de Nouméa. La faible profondeur (- de 5 m) nous oblige à des repérages pour remorquer la pièce jusqu’au Jacques Cartier, sans que celle ci ne talonne en chemin. A plus tard, pour de nouvelles aventures…
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| Lundi 25 avril 2005 - VANIKORO Premier jour dans le lagon… Pour la première fois depuis notre départ, nous avons souffert des conditions météo : des trombes d’eau sont tombées toute la journée ralentissant le travail. La journée a commencé par la préparation de deux caisses de matériel d’emballage et de conditionnement des objets sur le site de plongée : en effet, lorsque le chantier sous-marin sera mis en place, les plongeurs utiliseront les deux Valiants pour effectuer les rotations entre le Jacques Cartier et le site de la faille. Aussi, l’équipe de conservation prévoit que chaque Valiant soit équipé d’une trousse « minimum » d’emballage et de conditionnement comprenant des sacs minigrip® grands formats, de sacs poubelles, de bandes de rouleau crêpe (plus connue sous le nom de bandes |
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Dimanche 24 avril 2005 - VANIKORO - Vanikoro est en vue ! L’excitation a gagné très tôt ce matin l’équipage de recherche et dès 5h45, il y avait beaucoup de monde sur le roof de la passerelle. |
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| Samedi 23 avril 2005 - LATA - Dans l’attente de l’arrivée du fonctionnaire de l’immigration, les cours ont repris. Alessandro Ingoglia, conservateur restaurateur et Jean-Bernard Memet, responsable du patrimoine sous-marin à Arc’Antique avons organisé sur une idée suggérée par Elisabeth Veyrat une conférence sur la conservation des matériaux archéologiques sous-marins. Nous avons rassemblé écran, vidéo projection et participants dans le carré des officiers mariniers supérieurs pour une conférence d’une heure environ. En fin de matinée, grande nouvelle, l’officier d’immigration a enfin atterri à Lata et embarqué à bord du Jacques Cartier pour la validation des passeports. Au repas, nous apprenons que nous appareillerons à 17 heures précises et que des « rotations » vers la terre seront autorisées durant l’après-midi. Ainsi, entre 13 heures et 14h30, trois embarcations ont quitté le Jacques Cartier : une embarcation de médecins en direction du village de Lata, une embarcation pilotée par Riquet Goiran, l’ancien de la Calypso, en direction de la rivière Mendana et l’embarcation de d’Alain Conan, le phineis, afin de faire le plein d’eau douce… C’est génial d’imaginer que nos avons eu (quasiment) les mêmes gestes que ceux de l’expédition lorsqu’ils s’arrêtaient pour faire ces fameuses « aiguades » que l’on peut lire dans le récit même de Lapérouse ou de ses contemporains marins au long cours. Raymond Proner, qui pilotait le phineis nous a débarqué sur un bout de plage et nous n’avons tardé à trouver la fameuse source. On imaginait tous, comme nous l’avait raconté Riquet le matin même, que l’eau de source coulait de la roche calcaire coralligène directement et que nous n’avions plus qu’à remplir les bouteilles. En fait, cette source est plus une « résurgence » et il nous a fallu nous mettre les deux pieds dans la source pour les remplir. Bertrand Bourgeois et Jean-Benard Memet ont ainsi rempli 400 L d’eau de source. C’était un moment formidable : se sentir seuls, sans bateau, sur ce bout d’île, les pieds dans une source d’eau douce située à peine à 20 mètres du lagon. A 17 heures précises, le Jacques Cartier a appareillé en direction de Vanikoro. Demain, les choses sérieuses vont vraiment commencer et nous nous réveillerons face à Vanikoro… |
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| Jeudi 21 & vendredi 22 avril - Province sud des îles Salomon -
Ce matin, comme annoncé, nous avons atteint la province sud des îles Salomon. Le réveil « en fanfare » a été plus matinal qu'à l'accoutumée : le clairon a sonné à 6h30. A 7 heures, nous dépassions par le bâbord cette fameuse île volcanique Tinekalu ou seul le volcan est visible. Elle est impressionnante et toujours aussi mystérieuse. Elle culmine à 800 mètres et à la distance où nous nous trouvons, nous avons l'impression que le volcan dévale dans la mer. Puis , sur tribord, nous avons longé la côte avant d'arriver dans la baie de Lata. Cette baie est immense et on comprend pourquoi nombre de navires y ont fait escale le temps d'avitailler et réparer les dommages des caprices du Pacifique sud. Le Jacques Cartier avance dans la baie, les pirogues commencent à arriver près du bateau et nous mouillons en fond de baie, près de l'endroit où Mendana lui-même, quelques siècles plus tôt, a débarqué. Mouillage à 7h50, soit 10 minutes avant l'horaire officiellement annoncé par le Pacha*. La majorité des personnels « de recherche » se retrouve sur le pont pour admirer le spectacle. Ici, la pêche à la traîne se pratique en pirogue. On voit deux gamins sortir des poissons sous nos yeux, près du Jacques Cartier. L'immobilisation est longue. On nous annonce déjà quelques soucis de douane et on ne sait pas si l'on pourra débarquer facilement, ne serait-ce que deux ou trois heures… 18h00, nous venons d'apprendre l'immobilisation temporaire - mais durable (2 jours) - du Jacques Cartier. En effet, nous avons appris que l'officier de l'immigration n'était pas sur l'île aujourd'hui car il avait raté son avion en provenance de la capitale Honiara , samedi dernier. Comme il y a un avion chaque samedi, nous sommes obligés de l'attendre… C'est marrant de penser que cette équipe, composée d'un navire de la Marine Française , de la crème des archéos sous-marins, d'une équipe de télé de 12 personnes qui arrive avec un budget exceptionnel, 130 personnes au total, 5 semi-rigides, 3 rigides , 3 algécos, 4 compresseurs, un ponton flottant, des communications satellite en direct et en différé… se retrouve « coincée » ici, sans possibilité de débarquement (pour rester en territoire français) et tout ça parce que le fonctionnaire douanier Salomonais a raté son avion quelques jours plus tôt… Nous sommes bien peu de chose et cette petite mésaventure rend philosophe la plupart des membres de l'équipage. Cela represente tout de même des sommes astronomiques en hommes/jour perdu, heureusement que la plupart sont bénévoles, mais quel gaspillage et quelle impuissance devant cette machine administrative. En attendant, nous continuons à monter les bateaux, le retard pris à Nouméa à l'ouverture du conteneur est maintenant rattrapé et cette escale forcée va nous permettre de prendre de l'avance et de mettre à l'eau dés l'arrivée à Vanikoro… Ce soir, séance de cinéma sur la plateforme hélico, à la fin du film, il y avait des dizaines de pirogues remplies de « passionnés de ciné » réparties tout autour de l'arrière, à qui Alexandre –l'ethnolinguiste – a demandé s'ils avaient trouvé le film sympa. La réponse fût unanime et affirmative. Vendredi 22 avril La journée va être longue… mais la côte est magnifique ! En premier plan, la plage avec sa rangée de cocotiers et ses cases que l'on peut distinguer au travers des palmes du bord de mer. Ensuite, à une distance d'environ 200 plus loin, une barrière rocheuse recouverte d'une végétation luxuriante dans des tons vert différents : l'image est sublime. Je me surprends à une rêverie contemplative… Aujourd'hui, l'équipage de recherche alterne cours de Pidgin et de développement de populations dans le Pacifique et dessin des côtes du fond de la baie peint la côte mais plutôt le navire… Les finitions des Valiant sont pénibles sous un soleil de plomb et sans air, c'était plus supportable lorsque le bateau avançait… Ils ont vraiment fière allure nos VALIANT, c'est une noria ininterrompue d'admiratuers. Nous avons prévu de les ramener en France à l'issue de l'expédition, mais les locaux (de Nouméa) semblent ne pas vouloir les voir repartir, il est vrai que les semi rigides ne sont pas légion en Nouvelle Calédonie et ils trouvent les nôtres particulièrement beaux… et ils ne les ont encore pas vus naviguer… Ils les considèrent un peu comme les leurs, les ayant vus débarquer du conteneur en morceaux, entourés de bandelettes, les moteurs en caisse et les ont suivis minute après minute dans chaque phase du montage… |
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" Mercredi 20 avril 2005 " toujours encore en route vers Vanikoro |
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Mardi 19 avril 2005 en route vers Vanikoro Au réveil, la mer est calme et le temps au beau fixe. C’est plutôt une bonne chose et les activités sur le pont vont bon train. Toujours assisté des 2 plongeurs démineurs, le montage des bateaux avance gentiment sous une chaleur accablante. Heureusement que le Jacques Cartier fait route et qu’il y a de l’air… |
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Lundi 18 avril 2005 - NOUMÉA - Les préparatifs lundi 18 avril, 5h30. Le réveil sonne à l’hôtel ; le temps d’un copieux petit déjeuner et on saute dans le minibus qui nous amène au Jacques Cartier. |
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16 avril 2005 - NOUMÉA - Les préparatifs Bonjour à tous , Je vous envoies ces quelques photos, à la veille du départ. Les bateaux sont en cours de montage et je ne pense pas avoir terminé le second avant l’appareillage. Tant pis, on finira la bas ou pendant le transit, mais je crains que l’état de la mer ne nous en empêche… JMA |
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15 avril 2005 - FRANCE - Nouvelle-Calédonie - Une plate-forme de travail à tout faire pour l'association Salomon Dénommé humoristiquement « Bib » pour Bâtiment d'intervention pour bricoleurs, le curieux engin servira de base de travail pour les plongeurs lors de la campagne de fouilles 2005 à Vanikoro (îles Salomon), dont le départ est imminent. Cette sorte de barge montée sur des boudins pneumatiques a été imaginée et construite voici un peu plus de deux ans par Jean-Pierre Folliard, « Monsieur Super Système D » de l'association Salomon. Elle a déjà servi lors des fouilles de 2003 et sur l'épave du Tacite, à la fausse passe de Mato, pour le compte de l'association Fortunes de Mer calédonienne. |
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8 avril 2005 - FRANCE - Conférence de presse sur invitations, dans le salon des navigateurs de l'hôtel de la Marine
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7 avril 2005 - FRANCE -VANIKORO et les médias, quelques infos pour suivre l'opération Vanikoro et savoir ce qu’il s'y passe Vendredi 15/04 à 14h - 2000 ans d’histoire Patrice Gélinet reviendra sur l’expédition d’origine du Capitaine de Vaisseau J.F. Galaup de Lapérouse, en présence d’Yves Bourgeois. |
4 mars 2005 - FRANCE - Marine Power avec Valiant et les moteurs Mercury, partenaire de l'expédition VANIKORO L'expédition aura lieu dans les îles Santa cruz, sur l'île de VANIKORO, archipel des Salomon, au nord de la Nouvelle Calédonie. Cette dernière campagne de recherche sur les sites des épaves de LAPEROUSE devrait être annoncée et lancée officiellement le 22 mars 2005 au musée de la Marine Nationale |
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Un peu d'histoire
La Pérouse, Lapérouse ou La Peyrouse (Jean-François Galaup, Comte de), navigateur né au Gô, près d'Albi, le 22 août 1741, mort à l'île de Vanikoro, en Océanie, vers 1788. Entré dans la marine en 1756, il fit dès les premières années de nombreuses campagnes, fut fait prisonnier par les Anglais devant Belle-Île en 1759, combattit brillamment en Amérique contre l'amiral anglais Byron, et fut promu capitaine de vaisseau en 1780. A bord de l'Astrée, il lutta avec succès contre plusieurs navires anglais. En 1782, il fut chargé de détruire les établissements de la Compagnie anglaise de la baie d'Hudson. A cette époque, le gouvernement français, voulant compléter les travaux de Cook et de Clarke, avait résolu d'envoyer une expédition sur la trace des voyageurs anglais (L'Europe au XVIIIe siècle). Deux frégates furent armées à Brest, la Boussole, commandée par Lapérouse, l'Astrolabe, par le capitaine de Langle. Après avoir doublé le cap Horn, Lapérouse remonta, en 1786, jusqu'au mont Saint-Hélie, sur la côte Nord-Ouest de l'Amérique, d'où Cook avait été constamment repoussé par les courants. Sur cette côte, la baie Monti, le port des Français, l'île du Cénotaphe, sont quelques-uns des points qu'il découvrit et nomma. Cette première reconnaissance a été plus tard complétée par Vancouver. De là, Lapérouse mit le cap sur les îles Sandwich (Hawaii), découvrit l'île Necker et, le 3 janvier 1787, mouilla dans la rade de Macao. |
La Pérouse. |
Un mois après, il faisait route pour les Philippines et, après avoir touché à l'île Quelpaert, il se dirigea vers le Japon. Il relâcha dans une baie qui reçut le nom de Ternay. Le 27 juin, il reprit la mer et s'avança vers le Nord en longeant les côtes de la Tartarie chinoise. Le 2 août, il découvrit le détroit qui porte aujourd'hui son nom. Puis, traversant par le canal de la Boussole, le chapelet d'îles qui prolonge l'archipel du Japon jusqu'au Kamtchatka, il parvint le 7 septembre dans la baie d'Avatscha. Il y fut accueilli par les Russes (La Russie au XVIIIe siècle). De là, Lapérouse envoya de Lesseps, embarqué comme interprète sur l'Astrolabe, porter ses dépêches en France, à travers la Sibérie.
Lapérouse reprit la mer le 29 septembre; il se proposait de reconnaître et de relever les îles Kouriles, mais les vents d'Ouest l'obligèrent à abandonner son projet. Il fit route vers le Sud, traversa pour la troisième fois l'équateur le 21 novembre, et mouilla le 9 décembre sous l'île Maouna, dans l'archipel des Navigateurs. Le commandant de l'Astrolabe, de Langle, aborda dans une baie où il fut entouré par les habitants du lieu, qui se révélèrent hostiles, et il fut massacré avec plusieurs de ses compagnons. Lapérouse contint prudemment son équipage et s'éloigna. Il reconnut les îles des Amis, l'île Norfolk, et vint mouiller le 26 janvier 1788 à Botany Bay, en Australie. C'est de ce port, et du 7 février, qu'est datée la dernière lettre écrite par Lapérouse au ministre de la marine. Comme on ne recevait de lui aucune nouvelle, on envoya visiter tous les points où l'on savait qu'il devait toucher. Les recherches faites par d'Entrecasteaux n'eurent pas de résultat. En 1826, le capitaine anglais Peter Dillon, naviguant au Nord les Hébrides, trouva sous l'eau, au milieu des récifs qui entourent l'île de Vanikoro, des débris de navire, des canons et divers objets; il reconnut qu'ils provenaient de la Boussole et de l'Astrolabe. En 1828, Dumont d'Urville visita Vanikoro lors de son voyage autour du monde et recueille encore des débris du naufrage. Il éleva sur la côte un mausolée à Lapérouse et à ses compagnons, le 14 mars 1828. La ville d'Albi lui consacra une statue en 1844, et la Société de géographie de Paris a célébré, le 29 avril 1888, le centenaire de la mort de Lapérouse.
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